LE RETOUR DE ''LA CAGE AUX FOLLES'' : NE SERAIT-CE QUE POUR VOIR À L'OEUVRE L'UNIQUE MARCEL LEBOEUF
Dernière mise à jour : 23 oct.
Vendredi dernier, Thomas et moi assistions à une représentation de La Cage aux folles, qui est de retour à l’affiche cet automne.
Je dois vous avouer que je suis un grand admirateur de l’œuvre originale de Jean Poiret, qui allait devenir un film culte en France en 1978, porté par l’illustre Michel Serrault.
Par Gaëtan Vaudry
Vendredi soir, au Cabaret du Casino de Montréal, nous avions droit à une adaptation de Sylvain Larocque et Joël Legendre, dans une mise en scène bien ficelée de ce dernier.
Beaucoup de couleurs et d’énergie
La salle est pleine à craquer. Le tout débute avec beaucoup de couleurs et d’énergie. D’ailleurs, il faut arriver 30 minutes avant le spectacle pour se plonger pleinement dans l’univers cabaret de La Cage aux folles. Même l’entracte est animé par plusieurs drag queens des cabarets de la métropole, dont mes amies Michel Dorion, Tracy Trash et Nana.
Si Alex Perron campe avec beaucoup d’humour un Albin en détresse, c’est Marcel Leboeuf qui m’a véritablement ébloui. Dans la peau de Georges (Renato dans le film français), il est magistral. À lui seul, il porte une bonne partie de cette distribution sur ses épaules, et ce, malgré les 72 bougies qu’il vient de souffler.
Marcel est un vieux pro. Un véritable animal de scène, particulièrement dans le théâtre d’été et le burlesque. Ancien champion d’improvisation à la LNI, il possède cette arme redoutable qui lui permet de sauver les meubles à plusieurs reprises avec des improvisations à tordre de rire. Et surtout, il sait exactement comment faire vivre une scène.
Timothée Galais-Bayonne est également très drôle et particulièrement à sa place dans la peau de Jacob, le serviteur de la maison. Il apporte une dimension fort intéressante au spectacle.
Le reste de la distribution m’a laissé sur ma faim
Cependant, le reste de la distribution m’a laissé sur ma faim et s’essouffle malheureusement au fil de la représentation. Lucien Abbondanza-Bergeron ne possède pas, à mon avis, le panache nécessaire pour faire un solide Monsieur Dieulafoi, cet ultraconservateur sur qui le ciel tombe. On est loin de la prestation de l’illustre Normand D’Amour dans la version théâtrale québécoise de 2011, ou encore de celle du regretté Michel Galabru dans le film français.
J’ai toutefois une mention toute spéciale pour les magnifiques costumes signés par l’illustre Michel Robidas. Mais il faut dire que j’étais déjà vendu d’avance : il est l’un de nos grands créateurs.

Ne serait-ce que pour la prestation de Marcel Leboeuf
Reste que La Cage aux folles demeure un spectacle divertissant. Et ne serait-ce que pour la prestation de Marcel Leboeuf, le déplacement en vaut la peine. Bien évidemment, il faut aimer le burlesque. Il faut aimer rire… et même bouger du popotin sur la musique du légendaire groupe ABBA !
La belle gang de La Cage aux folles reprendra la route et visitera plusieurs grandes villes du Québec jusqu’à la mi-décembre. La troupe reprendra ensuite la tournée de la fin mars jusqu’au mois d’octobre 2027.
Site officiel et billets : ICI
Photo : © Tomas Chayer pour Flash Vedettes.





